Si vous lisez ceci c'est que le plug-in flash n'est pas installé sur votre ordinateur, telechargez le sur le site d'adobe.fr

titre de la section tourisme
icone musique

Château du Petit Chêne, Mazières en Gâtine, XIXe siècle

chateau du petit chene

Le Petit Chêne était à l'origine une seigneurie. Au début du XVIIe cette propriété était aux mains de la famille VIAULT, origine de la Chapelle Seguin. Ils conservèrent le Petit Chêne pendant plus de deux siècles. Leurs armes étaient "d'argent au chevron de gueules accompagné de trois coquilles de sable 1 et 2". Ils étaient également seigneurs de BREUILLAC.

Vers 1780, le château fut entièrement reconstruit par l'un des membres de la famille VIAULT. L'entrepreneur utilisa beaucoup de matériaux provenant d'anciens châteaux en ruines (entre autre "l'entablement" d'AUGE)

La physionomie du château était alors différente. La façade antérieure (est) comportait deux ailes en retour avec au-devant, une vaste cour d'honneur. La façade postérieure s'ouvrait sur un jardin avec orangerie. Il y avait plusieurs pièces d'eau et des bosquets aménagée.

En 1789, la propriété appartenait à Jacques Charles Henri VIAULT, Chevalier de BREUILLAC, lieutenant colonel au régiment de dragons de Lorraine et à son neveu Jacques René Marie VIAULT, qui émigra. Sa mère et sa soeur furent incarcérées comme parente d'émigré..

Le Petit Chêne fut vendu comme bien national, mais de retour de son émigration, le marquis de BREUILLAC pu le récupérer intact. Sa fille mariée en 1832 à Charles Xavier Eusèbe de Tusseau en hérita. En 1882, le domaine fut vendu à des marchands de biens qui le dépecèrent. Il fut enfin vendu à Me GOIRAND, avoué à PARIS puis sénateur des Deux-Sèvres. Il essaya de faire du Petit-Chêne une des plus belles demeures des Deux-Sèvres. Il fut enfin vendu à des agriculteurs en 1948.

Le château du Petit-Chêne est constitué d'un corps principal de logis rectangulaire avec pavillon central marqué par le ressaut de chaînages en bossage et sommé d'une toiture élevée à quatre pentes. Deux ailes en retour cantonnent la façade antérieure (Est) donnant sur une cour, la couverture des deux ailes également à quatre pentes est plus élevée que celle du corps de logis.

Le château s'étage sur deux niveaux, plus l'étage de comble avec lucarnes. Deux bandeaux séparent les étages et les angles sont marquée de chaînages. Les murs sont recouverts de crépit rouge Imitant la brique dans le style Louis XII et plaquée d'un décor en pierre entre les ouvertures. Les fenêtres et portes du premier niveau s'inscrivent dans une mouluration avec une arcature très légèrement cintrée. Les fenêtres du deuxième niveau sont sommées de frontons alternativement triangulaires et cintrée à base interrompue. Le linteau des fenêtres étant ponctué d'agrafes centrales. Les lucarnes ont une forme variée allant de l'occulus à la lucarne sans décor ou à la lucarne à fronton et ailerons. La façade postérieure est agrémentée au devant du pavillon central d'un porche hors-oeuvre formant terrasse au deuxième niveau. Ce porche à demi-ouvert sur le parc présente une avancée semi-circulaire soutenue par quatre piles rondes à chapiteaux toscans. L'entablement est décoré d'une frise sculptée des amours adossée tiennent une guirlande de fruits et de fleurs.

La façade latérale (Sud) possède également un porche hors oeuvre de dimension plus réduite. Une frise à décor végétal ainsi qu'une tête barbue formant agrafe décorent l'entablement. Des chapiteaux ioniques à cornes avec échine ornée d'oves et des festons pendants marquent les angles de ce porche. L'intérieur du Petit-Chéne offre plusieurs exemples de belles pièces au décor luxueux de boiserie, de peintures et de cheminées du XIXe siècle. La cage de l'escalier (située dans l'aile gauche) est décorée de faux marbres et de scènes galantes. Au rez-de-chaussée, un salon XVIIIe et une salle à manger XIXe sont entièrement lambrissée. Les chambres de l'étage qui s'ordonnent le long d'un couloir ont été plus ou moins dépecées. Le parc du château du Petit-Chène conserve encore une pièce d'eau au devant de la façade antérieure (vers le Sud), ainsi que quelques éléments de son architecture d'agrément. Dans les niches, des sculptures à caractère mythologique (Diane, Pan et satyres) sont là pour témoigner du faste que l'on a voulu donner à cet édifice du XIXe siècle.

Son aspect actuel témoigne de la volonté qu'avaient ses propriétaires (le dernier descendant des TUSSEAU puis le sénateur Léopold GOIRAND) de faire du Petit Chêne une demeure fastueuse. Charles de TUSSEAU était vraisemblablement doté d'une grosse fortune doublée d'un goût certain pour les arts comme le prouve l'abondance du décor sculpté. Il devait également être un collectionneur car certaines plaques sculptées rapportées sur les façades sont d'origine plus ancienne. Caractéristique de l'éclectisme du XIXe siècle, ici plus sensible au style Louis XII, le Petit Chêne est un exemple impressionnant par l'abondance de son décor du penchant de cette époque à la copie des arts du passé. Le XIXe siècle en Poitou-Charentes nous habitue plutôt au style troubadour

Source : Conservation régionale des monuments historiques de Poitou-Charentes

 

lien jardin val de flore